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Editos

Un potentiel d’optimisation ou des performances déjà exceptionnelles : La quadrature du cercle pour le repreneur !

Forts des conseils reçus çà et là, les candidats à la reprise d’entreprise sont souvent pris en tenaille avec leurs propres contradictions.

Un des axes d’approche de l’étude d’un dossier de reprise est naturellement l’analyse de ses états financiers. Il est d’usage d’examiner les trois dernières années et de collecter le plus d’informations possibles sur l’année en cours. On manipule les chiffres, on retraite les données et enfin on en déduit la performance de l’entreprise étudiée. Plus les ratios sont excellents, plus l’on s’intéresse au dossier et plus l’orthodoxie financière nous permet de justifier un niveau élevé de valorisation que la plupart des conseils cautionnent à juste titre.

Un second axe d’analyse est ensuite la projection que le futur repreneur construit en imaginant l’avenir. La question est souvent non seulement de pouvoir faire aussi bien que le cédant mais encore de trouver des relais de croissance ou des sources d’optimisation : développement de l’activité, réduction des coûts, amélioration de la productivité,… Face à une entreprise déjà excellente, on peut se poser la question de savoir si le cédant n’a pas déjà tout fait pour optimiser l’entreprise. Même si tout est toujours perfectible la question est plus exactement de savoir si de nouvelles actions d’amélioration seront encore efficaces à court terme. Devant cette seconde analyse, certains repreneurs passent l’éponge car ils finissent par conclure qu’ils ne sauront pas mieux faire que le cédant.

Ce rapide raisonnement semble nous conduire ainsi à une impasse car la belle entreprise convoitée devient difficile à reprendre voir même dangereuse. Faut-il donc accepter de reprendre une entreprise qui ne soit pas parfaite ? C’est souvent une bonne approche, encore faut-il accepter de s’engager dans une voie plus incertaine a priori : La capacité à prendre une telle décision est certainement en tout cas le gage que le repreneur est déjà en posture de chef d’entreprise.

Thierry POUROT
Associé Gérant
CABINET RICHEMONT
Rapprochement & transmission d’entreprises

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