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Editos

Avez-vous le profil d’un repreneur ?

Suis-je fait pour le métier d’entrepreneur, en ai-je les aptitudes ? 

Tout métier exige une formation spécifique, laquelle permet d’aborder la profession avec plus de facilité, de sérénité et de potentiel d’évolution. On ne devient pas ferronnier d’art, soudeur, avocat ou cuisinier, sans une formation préalable.

Mais dans le cas d’un « entrepreneur », est-ce similaire ? Un master en économie, un diplôme d’école de commerce, un IUT, un CAP, font-ils la personne de la situation pour reprendre une entreprise ? 
A l’évidence non.

Il suffit d’observer la variété des parcours des dirigeants que nous côtoyons pour comprendre qu’au-delà de certaines aptitudes « techniques », il y a quelque chose de plus fondamental : la personnalité, les qualités humaines.

Mais comment décrire plus précisément la spécificité de ce « caractère » propre et commun à tous les dirigeants ? Je vous propose d’en développer quatre facettes différentes, complémentaires :

  • A la racine de la psychologie de quelqu’un qui souhaite exercer le métier de chef d’entreprise, il y a la notion d’entraîneur, quelqu’un capable de faire preuve d’enthousiasme et de le communiquer naturellement à ses troupes. Il s’agit aussi de donner clairement une ligne directrice, des objectifs atteignables pour la société, pour les années à venir. Cette qualité permet d’obtenir le meilleur de ses collaborateurs, sachant qu’ils ont du coup un cap à tenir et sont mis en confiance. Il est dans ces conditions possible de faire fonctionner l’entreprise à 120% plutôt qu’à 90%, avec pour autant un climat social de qualité…, ce qui change l’environnement global et sécurise grandement les comptes…
  • En second lieu, il y a la qualité de visionnaire. Cette qualité intrinsèque, permet de mieux se comporter et de s’adapter dans son milieu, d’être plus agile. L’entreprise ne subit pas son marché mais l’anticipe. Elle a une longueur d’avance sur ses concurrents. Sur ce sujet, il est à noter que le chef d’entreprise doit passer du temps en dehors de son cadre habituel, pour être en veille et se renouveler. Je pense souvent à la maxime suivante : « Pour s’en sortir, il faut sortir ».
  • Par ailleurs, il y a la capacité à oser prendre des risques. Un chef d’entreprise a le goût du risque et ne recule pas devant l’inconnu. Il est capable de surmonter sa peur car il croit en ses intuitions et a confiance en lui. C’est un résilient, un optimiste avec les pieds sur terre. Il ne se laisse pas abattre, toujours prêt à rebondir et à transformer un échec en nouveau projet, après relecture du passé et remise en question. Et pour ce faire, il doit être capable de prendre des décisions, y compris dans la tempête.
  • En complément, Il sait « compter », il sait apprécier la situation à sa juste mesure et sait anticiper le résultat comptable de son action. Cette dernière compétence ou aptitude, s’il elle n’est pas bien acquise, est la seule des quatre compétences énumérées, qui peut être confiée à un consultant externe, lequel viendra conseiller et assister efficacement le dirigeant.

Alors, comment vous positionnez-vous ?

Damien GRAU
Associé
CABINET RICHEMONT
Rapprochement & transmission d’entreprises

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